Reculer

L’antibiogramme présente plusieurs limitations :

  • Les valeurs seuils utilisées pour catégoriser les bactéries comme sensible, intermédiaire ou résistante ne sont pas connues pour la plupart des bactéries responsables de mammites chez les bovins, les valeurs utilisées sont extrapolées de données humaines (à partir de bactéries isolées de cas humains) ou encore de données vétérinaires mais concernant un autre organe que la glande mammaire;
  • Les techniques de détermination des sensibilités n’ont pas été standardisées que cela soit par le CLSI ou par l’EUCAST, ce qui peut être à l’origine de différences entre les laboratoires
  • Les antibiotiques testés ne reflètent pas nécessairement la pratique (ex. : dans l’antibiogramme, la céphalotine est le représentatif de sa classe, mais en pratique, c’est plutôt la céphapirine qui est utilisée)
  • Actuellement, parmi les antibiotiques testés dans les antibiogrammes d’agents pathogènes mammaires, des données vétérinaires sont disponibles seulement pour le ceftiofur
  • Absence de données de pharmacocinétique/pharmacodynamique pour des mammites cliniques, données établies uniquement à partir de quartiers sains)
  • Tout ceci fait que la corrélation entre les résultats in vitro et in vivo est faible